À Nabi Saleh

Une chronique de Nabi Saleh, village palestinien des environs de Ramallah, par Assia Zaino dont l'ouvrage Des Hommes entre les murs : Comment la prison façonne la vie des palestiniens (Agone, 2016) réunissait un ensemble d'entretiens avec ses habitant·e·s, alors même qu'une campagne de soutien internationale demande la libération d'Ahed Tamimi, elle même originaire de Nabi Saleh, actuellement incarcérée pour avoir giflé un soldat israélien, et de tou·te·s les prisonniè·re·s palestinien·ne·s actuellement incarcéré·e·s dans les prisons israéliennes.
La chronique est suivie dans le podcast de la bande son du film réalisé à Nabi Saleh en 2013 par le réalisateur belge Jan Beddegenoodts, Thanks God, it's friday en libre diffusion sur Internet depuis l'automne 2017 en opposition à son ustensilisation à contre-sens, et qui met en regard la vie de Nabi Saleh et de la colonie qui lui fait face, rythmée par les manifestations organisées tous les vendredis en protestation à l'expropriation coloniale des terres et de l'eau.

Née en Italie, Assia Zaino est venue en France pour suivre le cursus d’études d’Histoire du monde arabe à l’INALCO.
Entre 2010 et 2015, elle a fait quatre séjours de six mois dans les Territoires occupés en Palestine, en particulier, dans le village de Nabi Saleh.
L’ouvrage Des hommes entre les murs : comment la prison façonne la vie des Palestiniens, Agone, 2016 rassemble les entretiens qu’elle a réalisé lors de ces séjours, et raconte comment, depuis de longues années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine – et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes, et où chaque famille ou presque a une “histoire de prison”.