La subjectivité en politique (1)

Anne Querrien est sociologue et urbaniste. Ses recherches portent sur la politique de la ville et du logement social, mais aussi l’école comme « espace à libérer », ou encore le genre ou la dualité sexuelle.
Animatrice du Mouvement du 22 mars à Nanterre et à Paris en 1968, elle a été secrétaire générale du CERFI (Centre d’Études, de Recherches et de Formation Institutionnelles) créé par Félix Guattari dans les années 1970.
Elle a enseigné aux Universités de Paris 8, Paris 1, et d’Evry, et est membre de l’AITEC. Membre des comités de rédaction des revues Annales de la recherche urbaine, Chimères et Multitudes.

Cinéaste, François Pain a réalisé de nombreux films liés aux mouvements de la psychiatrie alternative et de l’analyse institutionnelle, qu’il découvre en travaillant avec Félix Guattari à la clinique de La Borde avec qui il se lie d’amitié.
Co-fondateur de la Fédération des radios libres non commerciales et de Radio Tomate (1981), puis de Canal Déchaîné (1991) et de Chaosmédia (1994).
Il participe pendant sept ans aux activités de la FGERI (Fédération des groupes d’études et de recherches institutionnelles) et du CERFI (Centre d’études, de recherches et de formation institutionnelles).

Irremplaçable pour sa passion pour l’histoire des mouvements et des groupes politiques, actuels et passés, Jean Mary développe une démarche de recherche, à la fois de terrain, et dans la théorie au coeur des mouvements anti-répression, des mouvements étudiants, des mouvements féministes, etc. et des formes de production culturelle indépendantes : cinéma, littératures, musiques alternatives, etc. À l’initiative de divers lieux et collectifs, dont récemment les collectifs créés autour de la critique des politiques des savoirs dans le contexte des mouvements à l’Université des années 2010 de l’UFRØ, et de l’Inter-séminaire des séminaires libres extra-universitaires à Paris et ailleurs.

Monique Selim est anthropologue (Centre d’Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques), Université Paris Diderot / INALCO / IRD.
Ses recherches au départ axées sur des espaces urbains stigmatisés de la société française ont pris ensuite comme objet privilégié l’entreprise et les rapports sociaux de travail en contexte, en Inde, Bangladesh, Laos, Vietnam, Ouzbékistan. Elle travaille aujourd’hui sur le développement de la société civile en Chine.
Les effets toujours singuliers de la mondialisation, ses réinterprétations endogènes par les différents acteurs sociaux et opérateurs institutionnels sont au centre de sa problématique.

Oreste Scalzone est un militant politique italien d’extrême gauche, et l’un des cofondateurs du mouvement Potere Operaio, avec Toni Negri, Franco Piperno, et un millier d’autres activistes, partisans d’une critique radicale du capitalisme, du travail, de l’État et de la société actuelle.
Exilé en France des années de plomb, il verra sa condamnation prescrite en février 2007, date après laquelle il entame le retour en Italie.
Il n’aura jamais cessé jusqu’à ce jour de militer.

Timothée Nay est performer, poète-chercheur, et chroniqueur pour quelques blogs des constellations de la politique du genre et de l’art.
Il est l’auteur de différents essais à propos de la philosophie de l’histoire et l’histoire des minorités (Walter Benjamin, Monique Wittig, CLR James).
Études de littérature à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de philosophie à l’Université Paris 8 Saint-Denis.
Thèmes de recherche à l’articulation de l’histoire, l’épistémologie, la philosophie politique, l’art et les études de genre.
Vit actuellement entre Paris, Berlin, Vienne et Bruxelles.

Valentin Schaepelynck est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris 8.
Après des études de philosophie aux universités Paris 8 et Paris 10 Nanterre, a soutenu une thèse en sciences de l’éducation à Paris 8 à propos de l’émergence de l’analyse institutionnelle dans les années 60.
Participe aux revues Chimères et Le Télémaque.
Ses travaux portent sur l’analyse institutionnelle, la psychothérapie et la pédagogie institutionnelle, les pédagogies nouvelles, la politisation des enjeux pédagogiques, la socio-histoire des institutions et des dispositifs pédagogiques, la philosophie de l’éducation.