Pax neoliberalia

Entretien à propos de Pax neoliberalia récemment publié aux éditions iXe avec l'autrice Jules Falquet et lecture en deux langues du poème 'Berta en las agua' de Melissa Cardoza pour Berta Càceres assassinée en raison de son activisme pour le fleuve Gualcarque au Honduras.

Présentation de Pax neoliberalia par iXe :
Solidement ancré dans les recherches féministes sur la mondialisation et sur la dynamique des rapports sociaux de sexe, de race et de classe, ce livre est un essai sur l'emploi méthodique de la coercition au service de la mondialisation libérale.
L'instrumentalisation d'une violence en apparence "aveugle", mais en fait très contrôlée, dessine le fil rouge reliant entre eux les quatre textes qui le composent. Proximité troublante de la torture avec la violence domestique (au Salvador)... Création de la classe masculine des "frères d'ames" par le service militaire (en Turquie)... Diffusion des techniques de guerre de basse intensité (au Mexique)... Perpétuation (néo)-coloniale des violences contre les femmes indiennes (au Guatemala)...
Plus sur le site de l'éditeur : https://www.editions-ixe.fr

Jules Falquet est sociologue, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Diderot, HDR depuis 2012. Vit et travaille entre la France, le Mexique, le Salvador et d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Premières recherches sur la scolarisation des femmes indiennes du Chiapas puis sur la participation des femmes au projet révolutionnaire armé au Salvador.
Recherches actuelles sur les résistances collectives à la mondialisation néolibérale (mouvements paysans et indiens comme les mouvement zapatiste au Mexique ou celui des Sans-Terre au Brésil, mouvements environnementaux et anti-extractivistes comme au Guatemala, mouvements de femmes, féministes et lesbiens) ; les nouvelles idéologies de la « gouvernance » et du « développement », les situations de post-guerre, de militarisme et de montée des violences, les transformation des migrations, du travail, la (ré)-articulation des rapports sociaux de sexe, classe et « race », les perspectives féministes matérialistes francophones et les perspectives décoloniales d’Abya Yala des féminismes des femmes indiennes.