Pour un front transnational uni contre le fascisme

Miriam Grossi, Pour un front transnational uni contre le fascisme : Brésil II, 27/05/2019

Carmen Rial, Pour un front transnational uni contre le fascisme : Brésil I, 27/05/2019

Paola Bacchetta, Pour un front transnational uni contre le fascisme : Inde, États-Unis, 27/05/2019

 

Durant la période des élections présidentielles au Brésil à l’automne 2018, Miriam Grosssi, Carmen Rial, et Paola Bacchetta étaient à l’Université fédérale de Santa Catarina, et ont créé ensemble avec d’autres chercheur·ses un réseau de veille et de solidarité contre l’extrême droite au Brésil, mais aussi aux États-Unis, en France, etc.
Cette élection qui a vu arriver Jair Bolsonaro au pouvoir, corroborait l’urgence à l’heure où l’on assiste à une installation des extrêmes droites un peu partout. Avant Bolsonaro au Brésil, il y eu Trump aux États-Unis, Salvini en Italie, s’ajoutant à d’autres déjà aux sommets d’États destructeurs et autoritaires et récemment reconduits tel qu’Orban en Hongrie, Erdogan en Turquie, Colombie, Russie, Israël, Autriche, Pologne…
La rencontre observera la situation au Brésil et son évolution depuis l’automne dernier, en regard de l’histoire politique et sociale du Brésil et de l’Amérique du sud, et d’autres régions du monde, et proposera des éléments d’analyse des différentes formes de répression qui s’installent et des formes émergentes de résistance ancrées parmi les expériences les plus directes de ce qui a lieu, et qui passent à travers les frontières.

Carmen Rial est professeure à l’Université fédérale de Santa Catarina (UFSC), chercheuse au CNPq (Conseil national du développement scientifique et technologique). Elle dirige le Centre de recherche en anthropologie visuelle / Groupe de recherche en anthropologie urbaine de l’UFSC. Ses travaux portent sur la mondialisation culturelle, les migrations transnationales, le genre, la consommation et le sport. Ses publications de 2016 comprennent quatre ouvrages coédités : Migration of Rich Immigrants: Gender, Ethnicity, and Class (Palgrave, avec Alex Vailati) ; Diálogos Antropológicos Contemporâneos (avec Elisete Schwade); Antropologia audiovisual na prática (avec Alex Vailati, Matias Godio) ; et O Poder do Lixo: abordagens antropológicas dos resíduos sólidos. Nombreuses publications sur le football brésilien. Rial est aussi vice-président de la WCAA (Conseil mondial des association d’anthropologie) et ancienne présidente de l’Association brésilienne d’anthropologie.

Miriam Grossi est professeure titulaire du département d’anthropologie de l’Université fédérale de Santa Catarina depuis 1989, elle travaille aux programmes de 3ème cycle en anthropologie sociale et interdisciplinaire en sciences humaines, et au cours de 1er cycle en sciences sociales de l’UFSC. Elle est l’actuelle présidente de l’Association Nationale de la recherche en Sciences Sociales (ANPOCS). Elle a été représentante de la section anthropologie et sciences humaines au CTC du CAPES (2001-2004), présidente de l’Association brésilienne d’anthropologie (2004-2006) et rédactrice en chef de Revista Estudos Feministas(1999-2001).
Ses recherches portent sur la théorie anthropologique, l’histoire des femmes dans le domaine anthropologique, l’anthropologie française contemporaine et les méthodologies de recherche qualitative. Elle est coordinatrice du NIGS, Nucléus des identités et des subjectivités de genre, où sont développées des recherches dans le domaine des théories queer et féministes sur les thèmes de la violence à l’égard des femmes et de l’homosexualité lesbienne ; les identités, parentalités et conjugalités LGBTQI ; l’art homoérotique ; l’amour ; le genre et sexualité à l’école ; les religions et sexualités ; les politiques publiques et les mouvements féministes et LGBTQI.

Paola Bacchetta est sociologue et professeure associée en études de genre et études féministes à l’Université de Californie à Berkeley.
Ses domaines de recherche sont les théories féministes et queers transnationales, de couleur, décoloniales et postcoloniales, et des multiplicités, la théorie sociale et critique et les théories des spatialités.
Elle a écrit sur les conflits politiques et religieux, les mouvements de droite, les mouvements de libération, d’insurrection et d’expression artistique féministes et queers de couleur, les sujets et les mouvements décoloniaux et postcoloniaux, et la co-production des alliances, coalitions, convergences, et des solidarités.
Ses zones géographiques de spécialisation sont la France, l’Inde, les États-Unis et, depuis plus récemment, l’Italie.
Autrice ou éditrice notamment de : Trans-Q Fem : Eléments pour une critique féministe transnationale, 2014 ; Textes du Mouvement lesbien français, 1970-2000, 2011 ; Le genre dans la nation hindoue : Les femmes comme idéologues, Women Ink, 2004 ; Les femmes de droite : Des conservatrices aux extrémistes autour du monde, Routledge, 2002.


Séminaire libre d'études politique, 27/05/2019