« Un seul héros, le peuple »

Depuis 1993, le journal El Watan a été suspendu à six reprises par le pouvoir algérien. Il est aussi interdit de publicité publique, alors je recopie les premières phrases d'un article du 9 mars, lu ce matin en buvant mon café et en taillant mon calame. C'est signé de Yazid Ouahib, que je ne connais pas mais que je salue de tout mon cœur. Fraternellement.

« Les martyrs et les chouhada de la glorieuse Révolution peuvent être fiers de leur peuple qui, dans un sursaut populaire à nul autre pareil, s'est révolté pacifiquement contre les tyrans qui ont dirigé le pays depuis l'indépendance. Hier, des millions d'Algériens sont encore descendus dans la rue pour dire «Non au 5e mandat» et réclamer la fin du système et de ses hommes. Ils ont brandi fièrement les portraits des vrais héros de la Révolution qui ont offert leur vie pour que l'Algérie soit indépendante et que ses citoyens vivent dans la dignité, le droit, l'égalité et la justice. Les Algériens ont administré une leçon de citoyenneté aux misérables gouvernants qui ont toujours cherché à les humilier par des décisions et des actes politiques aux antipodes des principes pour lesquels des hommes et des femmes ont combattu le colonialisme français pour que le peuple algérien soit libre et choisisse son destin comme l'a proclamé la Déclaration du 1er Novembre. »

Né en 1964 dans une cité de Savigny-sur-Orge où il grandit à l’ombre d’une piscine municipale, Tieri Briet vit aujourd’hui à Constanza, en Roumanie. Il a longtemps été peintre avant d’exercer divers métiers d’intermittent dans le cinéma et de fonder une petite maison d’édition de livres pour enfants. Devenu veilleur de nuit pour pouvoir écrire à plein temps, il est aussi l’auteur d’un récit sur les sans-papiers à travers les frontières, « Primitifs en position d’entraver », aux éditions de l’Amourier, de livres pour enfants et d’un roman où il raconte la vie de Musine Kokalari, une écrivaine incarcérée à vie dans l’Albanie communiste, aux éditions du Rouergue. Il a écrit pour la revue Ballast et Kedistan, et voyagé comme un va-nu-pieds avec un cahier rouge à travers la Bosnie, le Kosovo et la Grèce pour rédiger son prochain livre, « En cherchant refuge nous n’avons traversé que l’exil ». Blog : Un cahier rouge, à la croisée des écritures de résistance.