Workshop radiophonique 24/24 du 3 au 9 Avril 2017

ÉCOUTER : http://p-node.org/evol / http://radiobal.fr / http://p-node.org/zone-zero / http://p-node.org/metaradio
RÉÉCOUTER : http://r22.fr
VENIR : Espace Khiasma / 15 Rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas / M° Mairie des Lilas

À l'initiative du Pôle numérique des Beaux-Arts de Paris, de l'Espace Khiasma, du Collectif P-Node, et Inter-zones.
Le workshop participe à la Plateforme créée par Khiasma en 2017 pour le développement de communautés au travail, qui à partir du croisement des pratiques et des disciplines orientent vers de nouveaux sens d'être plusieurs, des singularités et du commun.
http://pnensba.fr
http://khiasma.net
http://p-node.org
http://inter-zones.org

INTER-ZONES : Rencontres / Lectures / Discussions / Performances

3/03 à 15h00 Politiques des langues et des littératures kurdes entre utopie et hétérotopie - Entretien avec Sylvain Cavaillès
Şener Özmen nous l’indique : le Kurdistan est une hétérotopie, pas une utopie. Un « espace-autre » tel que défini par Michel Foucault (1984 : 756). Tout comme la littérature qui, par essence, est un domaine à part qui dispose de son propre espace et organise son propre réel selon ses propres lois. Cet espace autre ne relève pas que d’une expression que l’on pourrait dire subversive et qui aurait simplement consisté pendant des années à parler d’un territoire, d’un peuple, par en-dessous, de manière détournée, sans les nommer (l’exemple le plus frappant à cet égard est sans doute le roman de Ferit Edgü, O. Hakkâri’de bir mevsim, qui raconte, dans une période de forte censure, l’exil, inspiré par la propre expérience de l’auteur, d’un instituteur muté dans un village isolé des montagnes de Hakkâri et impose à la propre personne du narrateur comme à celle des villageois une indétermination de dénomination qui le pousse à généraliser l’usage de la troisième personne, ce qui, avec un effet de mise à distance, renforce le sentiment d’exclusion de ces êtres que l’État a abandonnés à leur sort) mais aussi d’une attitude transgressive ou invasive (dans un sens affaibli ou en tout cas pleinement positif) qui consisterait à profiter de la progressive levée de l’interdiction qui a pesé pendant des décennies sur le mot et la langue kurdes pour créer des espaces d’expression spécifiques (Scalbert-Yücel 2014 : 290) au sein desquels puisse se développer une littérature kurde pensée et écrite en langue kurde - « L’Hétérotopie kurdistanî : défense et illustration d’un territoire littéraire », European Journal of Turkish Studies, 23/2016.

3/03 à 16h Bons baisers lumineux de Yakutz - Une lecture d'Amina Zoubir
Il s'agit de performer de la poésie en corrélation avec l'expérience du territoire visité (la ville de Yakutsk, Russie) et du territoire familier (sentiment intérieur - subjectivité d'une mémoire immersive). À l'initiative de Vincent + Feria, 14 artistes venant de plusieurs pays du monde avec des sensibilités multiples et des recherches artistiques diverses, ont été travailler à Yakutz, en Sibérie orientale et y ont rencontré et vécu avec des artistes de plusieurs générations originaires de la Yakoutie. Cette rencontre, parmi les rencontres Nord-Sud que Vincent + Feria aiment à partager à partir de la mise en scène de leur propre rencontre dans leur démarche collective d'artistes, et plutôt que d'un Nord-Sud cette fois-ci du Nord et du Nord du Nord, connait des traductions diverses exprimées en une cartographie subjective de récits qui resituent la rencontre à l'intérieur des parcours personnels, dont celui-ci.

3/03 à 18h Le motif dans le tapis - Une lecture d'Olivier Nourisson
Le Motif dans le tapis (The Figure in the Carpet), aussi connue en français sous le titre L'Image dans le tapis, est une nouvelle de Henry James, d'abord publiée dans la revue londonienne Cosmopolis en 1896, puis repris en volume la même année dans le recueil Embarrassments, chez Heinemann, à Londres, et chez Macmillan, à New York.Cette assez longue nouvelle, racontée à la première personne, doit son succès critique au traitement très fin du sujet de l'essence de la littérature et de l'art, comparée dans le récit à un motif dans un tapis que ne pourraient voir ou deviner que ceux qui le regardent avec attention.
Le narrateur, un écrivain, se vante d'avoir critiqué intelligemment le dernier roman de Hugh Vereker. Ce dernier lui explique qu'en fait il a manqué le plus important, une chose particulière que les critiques doivent trouver et qui se trouve dans son roman. « Mon secret », « comme un motif compliqué dans un tapis persan ». Le narrateur se met alors à chercher ce mystérieux motif caché dans le roman, rejoint dans sa quête par son ami Corvick et la fiancée de ce dernier, Gwendolyn. Un jour, Corvick, en voyage seul en Inde, leur télégraphie ce qu'il a trouvé, mais il meurt avant de leur révéler l'énigme du motif dans le tapis - Résumé de présentation de la nouvelle d'Henri James

3/03 à 19h Le discours de l'indien rouge de Mahmoud Darwich - Une lecture d'Abdel Eljay
“Mort, ai-je dit? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de mondes” Seattle, chef de la tribu des Duwamish. I Ainsi, nous sommes qui nous sommes dans le Mississippi. Et les reliques d’hier nous échoient. Mais la couleur du ciel a changé et la mer à l’Est a changé. O maître des Blancs, seigneur des chevaux, que requiers-tu de ceux qui partent aux arbres de la nuit ? Elevée est notre âme et sacrés sont les pâturages. Et les étoiles sont mots qui illuminent … Scrute-les, et tu liras notre histoire entière : ici nous naquîmes entre feu et eau, et sous peu nous renaîtrons dans les nuages au bord du littoral azuré. Ne meurtris pas davantage l’herbe, elle possède une âme qui défend en nous l’âme de la terre. O seigneur des chevaux, dresse ta monture qu’elle dise à l’âme de la nature son regret de ce que tu fis à nos arbres. Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne - Discours de l'homme rouge, Traduction d'Elias Sambar

4/03 à 15h00 Rencontres et conversations dans le workshop - Christian Lemeunier
En finir avec le chantage de la misère, la discipline du travail, l'ordre hiérarchique, le sacrifice, la patrie, les intérêts généraux. Tout ceci à fait taire la voix du corps. Tout notre temps, depuis toujours, est voué au travail, huit heures de travail, deux heures de transport, et puis repos, télévision, repas en famille. Tout ce qui ne se tient pas à l'intérieur de cet ordre est obscène pour la police et les magistrats.
Alice. Radio ligne de fuite. Agencement theorie - vie - pratique - groupe - sexe - solitude - machine - tendresse - caresse. En finir avec le chantage à la scientificité des concepts. Les “intellectuels organiques” sont les bureaucrates de la théorie. Tu comprends, mon vieux, la bataille sémiologique, d'accord, mais ce truc là, c'est un peu comme à Nanterre, en 68, avec la socio, ou à Ulm, avec l'épistémologie ou à Saint-Anne avec la psychanalyse… Relire Marx, Freud, Lénine, Gramsci… peut-être, mais il y aussi les énoncés, les gestes, l'ébauche d'un monde que nous agençons nous-mêmes, les détournements majeurs que nous opérons à partir de nos langues mineures.
La pratique du bonheur devient subversive quand elle est collective - Des millions et des millions d'Alice en puissance (1977)

5/03 à 12h00 Séminaire Le sujet politique
Mais qu’est-ce au juste que la subjectivité vue du lieu d’une certaine déconstruction du sujet ? Si le subjectum renvoyait à un substrat clos de l’expérience, au vis-à-vis substantiel du flux temporel, à une maitrise sur une expérience externe qui lui était opposée terme à terme dans la dualité sujet-objet, la subjectivité nous apparaît, quant à elle, comme un lieu de mélanges ; n’étant alors ni pure ni originaire et excédant toujours l’ordre et la structure par qui d’ailleurs elle se révèle strictement conditionnée, elle n’existe qu’au prix des scissions, des manques et des impuretés : assaillie par l’inconscient, portée par le langage, toujours mêlée au monde, aux corps et à autrui d’une manière constitutive, la subjectivité n’existe que faible : scindée, particulière, contingente, agonale. Elle excède toujours cependant les structures qui la rendent possible, en dégageant une dialectique qui retourne au politique : il n’y a de subjectivité politique, voire de subjectivité tous azimuts que par une politique du sujet - Francisco Naishtat, « Sujet du politique, politiquement sujet », Rue Descartes, 1/2010, n° 67

6/03 à 12h00 Lectures en solidarité avec les femmes prisonnières politiques enfermées dans les prisons turques - Collectif SFK
Dans Rêver sous le IIIème Reich, Charlotte Beradt avance une hypothèse : le rêve peut révéler les incidences subjectives d’un totalitarisme en cours de formation. Par l’observation des rêves, de même que le philologue Klemperer par l’analyse de la langue du troisième Reich, l’auteur montre l’intériorisation du totalitarisme dans les sujets pris individuellement.
De 1933 à 1939, C. Beradt recueille trois cents rêves d’un groupe témoin de cinquante berlinois venant de tous horizons culturels et sociaux mais proches du centre gauche de la République de Weimar. Elle en crypte les lettres et les adresse en différents pays avant de s’exiler en 39 avec son mari à New York. Cette seule compilation était un acte de résistance au pouvoir nazi qui sanctionnait sévèrement ce qu’ils appelaient « les ‘contes atroces’ de nature à discréditer leur régime“.
De quoi rêve-t'on dans la période actuelle ? De quoi rêvent les prisonnièr-e-s politiques en Turquie et dans le monde ? L'Amérique de Trump ? Les exilé-e-s échoué-e-s dans les camps de la forteresse Europe ? Nous tou-te-s ?

6/03 à 15h00 Transnationalités/Translocalités/Décolonialités Féministes et Queer - Entretien avec Paola Bacchetta
L’une des approches les plus utiles pour penser le pouvoir globalement est la notion d’« hégémonies éparpillées » (scattered hegemonies) de Inderpal Grewal et Caren Kaplan (1994), qui montre l’existence de nombreuses configurations de pouvoirs chauds et froids, dispersées à travers le monde, à différentes échelles et dans différents registres – financier, militaire, ethnique, médiatique, technique. Je propose de lui adjoindre la notion de coformations pour penser les rapports de pouvoir, les sujets, les conditions et les conduites. En effet, dans la théorisation féministe dominante, le genre a souvent été conceptualisé comme un axe, un vecteur ou un système unique, ou en termes de classes de sexe binaires. Or, aux États-Unis, les féministes « of color » ont utilement critiqué cette réduction, cette singularisation qui efface le racisme, les sexualités et la classe sociale, tout autant que les généalogies, les sédimentations et les pratiques actuelles de génocide, de colonialisme et d’esclavage. À leur suite, les analyses féministes critiques considèrent le pouvoir comme étant organisé suivant des axes ou des vecteurs séparés, selon des systèmes qui se « croisent » (inter-secting) (Crenshaw, 1989), qui convergent autour de « points d’articulation » (Hall, 2002), qui se combinent dans « des articulations » multiformes (McClintock, 1995), qui sont « consubstantiels » (Kergoat, 2004), qui forment « des points nodaux » (Smith, 1994), ou encore qui constituent des « assemblages de pouvoir » (Grewal, 2005 ; Puar, 2007). Je pense qu’il est plus utile de conceptualiser ces pouvoirs, non pas comme des lignes séparées, même si elles s’entrecroisent, mais plutôt toujours/déjà comme des coformations multidimensionnelles dans lesquelles le genre, la race, la sexualité, la classe sociale, la postcolonialité, etc., opèrent inséparablement, à la fois dans les registres du discours et dans ceux de la matérialité - « Réflexions sur les alliances féministes transnationales », Le sexe de la mondialisation, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.), 2010

6/03 à 18h00 Lectures / Performances / DJ Set

Sophia Djitli : Fiche de lecture-performance / Chapitre 1 : L'État, le pouvoir, le socialisme, Poulantzas, Sophia.
L'amour est un travail gratuit. Il faut beaucoup aimer travailler (----).
Beaucoup aimer (----) pour (----)
J'ai fait semblant de tomber dans les pommes à l'Amour à Bagnolet. J'arrivais plus à parler quand je l'ai vue pour la première fois et toi, heureux avec elle. C'était minable, je suis tombée par terre à la fin de la soirée, dans la rue, sur le trottoir, je voulais qu'elle sache que j'étais là. Je pouvais pas vraiment le faire devant tout le monde. J'ai attendu de ne plus pouvoir faire autre chose. Je me suis laisser glisser sur le sol. Devant l'Amour. Dire quelque chose c'est désirer. Désirer, c'est déjà créer. Créer c'est travailler. Travailler c'est une force - Forcer ce n'est pas aimer - Les créatifs, c'est la petite bourgeoisie qui boit du champagne - le surtravail c'est pour la grande bourgeoisie - l'amour c'est pour ceux qui restent.

Magdalena Brand : Une carapace entoure son corps. Sa vision est son contact avec l’extérieur. Son oeuil de cyclope est de mauvaise augure et d’amour. Elle est essentiellement femelle par naissance, par choix ou par nécessité. Elle affectionne les prairies inondées par les crues. Elle se déplace par ondulations. Ses tentacules sont sa bouche et sa respiration. Elle les utilise pour glaner les mots des autres nécessaires à sa survie. Sa maturité sexuelle est rapide et hermaphrodite. Sa soif est nécessaire à l’éclosion de ses mots qu’elle transporte sous sa carapace. À chacune de ses mues ses mots tombent en même temps au fond des eaux. Ses mots tombent en même temps comme des soeurs.
https://lymnadiapoesie.wordpress.com

Loubna Qaffou, Eva Gaud, Romain Moretto, Morgane Pommier, Pascaline Robinot : Tentative désespérée de rendre poétique l'esthétique de la vie quotidienne #1 La rencontre : Reconnaissance du produit Amoureux
Description : Deux performeurs, dans une foule de personne.
Déambulation et reconnaissance du produit amoureux
-Texte en Voix Off/Musique-
Personne 1 : La rencontre. La rencontre est magique. L'Amour est magique. Badiou disait que c'était « le communisme minimal », la fusion de 2 corps inconnus qui créent ensemble. En soi, aimer est un art.
La rencontre est un art. L'art se vend cher.

Maximiliam Papadia, Lola Casamitjana : Musique & Voix : Boleros (Lettres d'amour d'inconnu-e-s trouvées dans la rue)
Je t’écris cette lettre tranquille dans ce studio au Panier que j’occupe pour y faire des travaux (c’est pas exprès).
Je pense que cette lettre va t’énerver, j’aimerais quand même que tu la lises.
Je vais décrire d’abord ce qui m’a attiré vers toi (résumé des feuilletons précédents).
Tout d’abord le soir où on s’est rencontrés, tu as été ma seule spectatrice (d’autres sont venus après), ça démontre une ouverture d’esprit et une capacité d’empathie, parce que sans toi, j’aurais joué pour les murs. (...)

James Billong & Cie : I. Confusion symétrique & II. Asymétrique
« ... Sans sentiments de l'organe corporel, la vie serait la simple conscience de son existence mais ne serait pas le sentiment de bien être ou du malaise, c'est à dire le sentiment la de la stimulation ou de l'inhibition des forces vitales. En effet, l'esprit n'est lui même que vie (...) dans le rapport de son corps. » Emmanuel Kant - Critique de la faculté de juger « ... Le désir de chacun est de se sentir mieux, d'avoir une meilleure estime de soi dans un corps choisi et non plus subi... » Bernard Andrieu et Gilles Boëtsch - Corps du monde.

Attendi Joyce, Gerdel Jons : Quand les mots deviennent gestes
L'idée est d'illustrer un poème par la danse en associant un geste à chaque mot d'un poème tiré du recueil « Les Mains Libres » de Paul Eluard et Man Ray. L'intention est de fusionner différentes manières de s'exprimer afin de mettre le spectateur ainsi que la performeuse dans un état affectif intense.

DJ Set Gilbert Princesse
Playlists en ligne : https://www.youtube.com/channel/UCwxI9z79j9jk5ypAy0l7G9A/playlists

7/03 à 15h00 Temporalités, politique, et subjectivité - Un work-in-progress d'Amir Kianpour
Ce que présupposent toutes les théories du paradigme du développement, c’est l’asymétrie temporelle entre le centre et la périphérie, à savoir entre l’Occident et l’Orient. Et comme l’heure officielle du monde se régularise selon l’horloge de l’occident, la temporalité du West s’impose comme le point de référence du Reste. Dans ce paradigme, la modernisation est autant l’occidentalisation que la contemporanéisation. Les thèses critiques comme celle du développement inégal et combiné n’affirment pas le développement historique de l’Occident comme un plan pré-établi pour l’Orient, mais elles n’expliquent pas comment une communauté peut produire un temps propre, comme elle peut être contemporaine ou non-synchronisée avec elle-même, sans se référer au Centre, ou à l’Autre. (…)
Puis, le problème est que les théoriciens du post-colonialisme rejettent le non-synchronisme asymétrique, et les théories du paradigme du développement, seulement afin d’affirmer un non-synchronisme symétrique et équilibré entre l’Occident et l’Orient ; chez tous les deux, le non-synchronisme entre Soi et Autre, entre l’Occident et l’Orient, dissimule un non-synchronisme plus profond, un non-synchronisme interne qui divise une société entre elle-même et son imagination radicale d’elle-même, entre elle-même et ses mémoires traumatiques - Le non-synchronisme comme mode de subjectivation, 2017

8/03 à 15h00 Féminismes, État, division sexuelle du travail et reproduction sociale - Entretien avec Morgane Merteuil
On résume souvent l’apport du féminisme marxiste à l’impératif d’articuler l’oppression de genre à l’exploitation capitaliste : inégalités salariales, doubles journées, temps partiel imposé, etc. Une telle approche suggère que le marxisme propose essentiellement une focalisation prioritaire sur le salariat. Le guide de lecture élaboré par Morgane Merteuil brise cette idée reçue, en introduisant aux théories de la reproduction sociale. Des hypothèses du féminisme autonome italien sur le travail domestique, jusqu’aux formes de spoliation et d’expropriation racistes et genrés à l’heure du néolibéralisme, en passant par l’analyse de la totalité formée par l’État et la division sexuelle du travail, une perspective se dégage, qui souligne le caractère diffus du capitalisme patriarcal, des lieux de sa production, et des foyers potentiels d’une résistance féministe - Un Guide de lecture : Féminisme et théorie de la reproduction sociale, Revue Période, 2017

9/03 à 18h00 Queeriser l'art - Entretien avec Jean-Claude Moineau
La théorie queer comme outil pour déconstruire la notion d'identité en art.
Queeriser l'art, ce n'est pas vouloir promouvoir un art queer, si tant est que cela existe ou que cela puisse exister, et encore moins vouloir esthétiser ou « artistiser » la pensée et la pratique queer. C'est renoncer définitivement à toute ontologie comme à tout paradigme, c'est rejeter toute prétention à la catégorisation, à commencer par les catégories d'art pur et même d'art. Ouvrir des pistes, mais pas pour les refermer aussitôt, le queer ne procédant pas de la vaine recherche d'une identité de plus, même minoritaire ou « mineure », mais tout au contraire d'une entreprise de désidentitarisation, de désidentification, de critique de toute identité.
… Non pas un roman-fleuve mais un livre-fleuve, pas si tranquille que cela, un livre-montage, une sorte de cut-up théorique mixant les références les plus diverses, les plus hétérogènes, voire les plus hétéroclites - Queeriser l'art, Les presses du réel, 2016

Worpshop 24/24 du 3 au 9 Avril 2017
VENIR : Espace Khiasma / 15 Rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas / M° Mairie des Lilas
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